Et oui, c’est fait. Un rêve qui se réalise. Apres 7 ans de séparation, et n’ayant pas joué à Madrid depuis 1996, RATM est de retour ! Et moi, j’étais là, et j’ai tout vu !
Enfin, ne nous emballons pas, je vais commencer par le début, histoire de faire un peu durer le suspense. Alors ce festoch, 2 jours, 2 scènes et 10 groupes chaque jour, de 4h de l’aprem à 4h du mat. Hier, le “bal” ouvrait avec des petits groupes pas passionnants d’après ce que j’en avait trouvé sur internet, et du coup j’avoue que pour être plus en forme et alerte au moment crucial j’ai zappé les 3 premiers groupes, MOS, NOTHINK et BIFFY CLYRO, qui jouaient 40 minutes chacun. Pendant ce temps-là j’étais de l’autre côté de l’enceinte du festoch, en quête d’abord de bière et ensuite d’un abri, puisque le ciel gris a fini par mettre ces menaces à exécution : Il a plu à seaux ! Heureusement après de une bonne heure d’extreme anxiété et de doutes quant à la possible suite agréable des évènements, la pluie a diminué et s’est arrétée juste au moment où il fallait se mettre en mouvement coute que coute, vers 5h et demie.
Peu de temps après je franchissait les différents controles, un bracelet “pass 2 jours” au poignet, pour enfin fouler du pied le sol qui sera bientôt témoin du grand retour de Rage against the machine. Il est 6h moins 10, MILLENCOLIN entre sur scène dans un quart d’heure, ça laisse le temps de jeter un rapide coup d’oeil aux installations et de se trouver une bonne place. Et hop, c’est parti, les norvégiens déboulent et déballe un set énergique et carré. Ils ont joué essentiellement des chansons des deux derniers disques (et tant mieux) et m’ont fait bien plaisir avec un Ray à la auteur de la version studio.
A peine un concert fini, il faut se diriger vers l’autre scène pour le concert suivant, pas de temps mort. S’en suit la prestation très psychédélique et assez fun de SERJ TANKIAN, ce cher chanteur de SOAD. C’est bien mais pas top, un peu lassant, les chansons sont biens mais je crois que je me contenterai de petites doses. Sans attendre la fin, je tourne les talons et me trouve une bonne gache pour le concert suivant, historique lui aussi, encore une “reformation” et pas des moindres : Les 2 frangins Cavalera. Accompagnés de Marc Rizzo (aka sac à dos) et du bassiste français de Dagoba, ils jouent maintenant sous le nom de CAVALERA CONSPIRACY. Heureusement ils ne nous servent pas que leurs dernières chansons, et nous gratifient de quelques gros “tubes” sépulturesque : Refuse resit, Territory et pour le rappel attention : Attitude et Roots !
Après ça, difficile de s’interesser à IGGY & THE STOOGES. Du coup je fais un ‘tit tour, bois une ‘tite bière et par chance je retrouve Saumon et Rémi ! Ils sont tout seuls avec Bigoud, les (4) autres, ont d’abord raté leur avion, vu le vol suivant annulé et sont en route en voiture, motivés pour rouler 15h d’affilé et tenter leur chance d’arriver à temps pour Rage.
Il est maintenant 10h et demie, dernier groupe à passer avant Rage : OFFSPRING ! J’en attendais pas grand chose vu que je connais pas le dernier album et peu le précédent mais finalement les pionniers du punk rock californien ont été à la hauteur de leur légende et nous ont servi tout un tas de vieilles chansons qui vont bien, mettant à l’honneur le cultissime album Smash et les succès d’Americana. Au final ils ont joué seulement 2 ou 3 chansons qui m’étaient inconnues et qui se sont avérées très efficaces, le dernier album, produit par Bob Rock, doit être sympa. Le gros bémol à cette performance est à reprocher au staff son, puisque à 2 honteuses reprises le groupe c’est retrouvé “aphone” avec seulement les micros batterie qui répondaient. Y’en a qui disent que jamais 2 sans 3, nous on commence à se dire que si ça se reproduit pendant Rage ça sent l’émeute. On a des nouvelles des troupes retardataires, ils ne sont plus très loin, s’ils trouvent le festoch et à se garer rapidement ils vont pouvoir voir un bout du premier concert de la tournée européenne 2008 de Rage against the machine !
Sûrement à cause de ces fameux soucis techniques, la ponctualité si impressionnante depuis le début passe à la trappe pour le final, Rage a une demie heure de retard. Suspense, et effroyable attente s’achèvent enfin à 1h du matin, ça y est, ça va commencer. Les 4 musiciens entrent sur scène en tenue de prisionnier de Guantánamo, la tête masquée par le sac noir des comdamnés à mort. Au bout d’un moment chacun prend sa place et sans autre introduction et toujours la tête dans le sac, il ouvrent les hostilités avec Bombtrack.
A la fin de la première chanson j’ai déjà mal aux servicales mais à la fois je déborde d’énergie. Il y a assez d’électricité dans l’air pour alimenter New York une semaine !
La grande étoile rouge se dresse derrière la scène, et les musiciens reviennent à l’assaut, cette fois-ci habillés en hommes libres (enfin normalement quoi). “Good evening we are RATM from Los Angeles, California”. Et ça repart à la charge avec Bulls on parade, suivi de People of the sun ! Ça déchire ! Zack, les couleurs de Cuba au poignet, me parait moins étranglé par la fureur que ce qu’on a pu voir par le passé (ces séjour au Mexique ont du finir par le détendre) mais même s’il se roule pas par terre en hurlant il est toujours aussi efficace ! Les musiciens non plus n’ont pas perdu la pêche ni la classe, ça va paraitre con mais Tom Morello est beaucoup plus impressionnant en vrai ! Au fait c’était son anniversaire ! Zack nous l’a annoncé en espagnol et la foule lui a chanté la chanson typique qu’il a conclu à la guitarre, c’était fun. Niveau gratte d’ailleurs y’a eu un peu de neuf, des solos un peu différents biens sympas et le coup du “une note la main au dessus du manche, une note la main en dessous et ainsi de suite” comme on peu le voir dans Guitar Hero. Ils ont joué tout ce qui va bien (Vietnow, Testify, Bullet in the head, Calm like a bomb, Guerilla radio, etc.) et même quelques trucs plus inattendus (par exemple Renegades of funk). L’indispensable Freedom au rappel suivi de Sleep now in the fire qui s’était fait désiré jusqu’ici. Le concert terminera donc sur le “motherfucker” final de cette chanson, et en fin de comptes seul Know your enemy manque à la set list de mes rêves.
Et c’est tout. Après on est reparti sans prêter la moindre attention à Queens of the stone age, qui allait jouer ensuite. Les pauvres, pas facile de jouer après Rage. La pluie a profité de la fin de la tempête californienne pour reprendre ses droits et voilà c’était fini.
Ce soir, MACHINE HEAD et METALLICA
Rock ‘n roll.
PS. Your anger is a gift !